Le 5ème commandement d'Oane (Messe)

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Le 5ème commandement d'Oane (Messe)

Message  Pie de Valence le Dim 9 Déc - 18:07

Les cloches de la Sainte-Chapelle résonnèrent à nouveau, en ce dimanche de juillet 1466, afin d'annoncer une nouvelle messe aux fidèles



et, tandis que le clergé faisait son entrée par la porte des chanoines et les fidèles par le portail, les chantres accompagnaient leur installation par le Veni creator spiritus (Viens, esprit créateur).

Comme à l'accoutumée, arrivé devant l'autel, le cardinal se genuflexa brièvement en se signant avant de se tourner vers les personnes présentes et de saluer.



Bien chers frères et sœurs en Aristote et Christos, que la paix et la miséricorde soient avec vous.
Aujourd'hui, alors que de nouvelles menaces étrangères pèsent sur notre royaume, je vous invite à réciter non pas la traditionnelle prière du Pardon, mais la prière à saint Martin, saint patron de notre royaume.


Dieu Tout-Puisant et Eternel,
Toi qui as établi l'empire des Francs, pour être dans le monde l'instrument de Tes divines volontés, le glaive et le bouclier de Ta Sainte Eglise et qui l'a placée sous l'insigne protection de saint Martin,
Préviens toujours et partout de Ta céleste lumière et par l'entremise de saint Martin, le saint patron de notre royaume, les fils suppliants des Francs, afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser Ton règne en ce monde et que, pour accomplir ce qu'ils auront vu, ils soient remplis de charité, de force et de persévérance.
Par Aristote et Christos,
Ainsi soit-il.

Puis, la prière dite, il annonça le sujet du jour.


Aujourd'hui, nous parlerons des 7 commandements d'Oane ou, plus exactement, du 5ème commandement: ne pas convoiter le bien du voisin.

Le cardinal poursuivit son propos

Comme vous pouvez vous en douter, je n'ai pas choisi par hasard de commenter le 5ème commandement d'Oane: "Ne pas convoiter le bien du voisin".

En effet, je pense que tout le monde se souvient d'un épisode récent en ces lieux et aussi de l'époque où, les caisses de l'Eglise étant vides, personne ne se précipitait pour faire carrière dans l'Eglise ou accepter de s'occuper de la cure du village.

Aujourd'hui, alors que l'Eglise a été dotée de véritables finances, il en va tout autrement. J'en profite au passage pour rappeler que l'Eglise déconseille l'achat d'indulgences. Plus efficace est l'envoi d'un pigeon au curé du village afin de lui demander s'il lui est possible d'ouvrir son confessionnal en cas de besoin urgent en dehors des jours où il confesse habituellement. Je ne connais pas de curés, un tant soit peu attentionné, qui refuse de chercher une solution pour venir en aide à un groupe de paisibles voyageurs qui a besoin de soulager sa conscience.
De même, je recommande personnellement aux curés de ne pas abuser du prix des confessions, les fidèles ne sont pas et n'ont pas à être des pompes à fric ou des vaches à lait de l'Eglise.

Ceci dit, revenons à notre propos. L'arrivée de véritables finances a provoqué une série d'envies, de convoitises, de jalousies et de haines plus ou moins intéressées.
On a vu des personnes non-baptisées et n'ayant aucune connaissance du dogme demander des cures - et pourquoi pas une place de Conseiller ducal aussi ?

Des schismatiques ou des hérétiques qui ont fait le choix de se séparer de l'Eglise alors qu'il est toujours possible d'y revenir,  Sancte étant le plus célèbre de ces réintégrés, exigent à leur tour une partie de la manne financière, un peu comme ces gosses de riches qui quittent le domicile familial pour cause de mésentente avec leurs parents mais qui exigent que leurs parents les entretienne comme si de rien n'était - le beurre et l'argent du beurre en quelque sorte.

Enfin, les brigands et autres pilleurs professionnels, notamment d'origine genevoise, parfois alliés des schismatiques et des hérétiques, ne songent, eux aussi, qu'à se faire nommer curés pour mettre la main sur les deniers de l'Eglise.

On le voit, ce sont de très nombreuses personnes qui fantasment sur les deniers de l'Eglise - et pourtant Dieu sait que l'Eglise en reverse beaucoup aux villes, aux comtés et aux duchés et qu'elle aide aussi les personnes dans le besoin qui en font la demande.
C'est qu'ils pensent moins à l'intérêt de tous qu'à leurs poches individuelles. Leur intérêt personnel avant ceux du voisin.
Je préfère largement verser 2 à 3 000 écus à une mairie pour l'aider à se protéger qu'à voir cet argent finir dans les poches de quelque Tartuffe enfariné, d'un brigand ou d'un escroc de haut vol jouant les chattemites.

Car, ce sont ces personnes qui ont, hélas, ruiné Oanylone comme le rappelle le Livre des Vertus. Par jalousie ou par soif d'or, ils convoitèrent les biens de leurs voisins, les accusèrent de tous les maux, cédant au message de la Créature Sans Nom, parfois sous prétexte de religion.


Alors, l’homme et la femme frappèrent leurs frères et leurs soeurs. Prenant couteau et hache en main, chacun frappa l’autre en une tempête de violence et de destruction. Ils venait d’inventer la guerre, qui atteignit son paroxysme lorsque chacun se mit à brûler la maison et à dévaster les champs de l’autre. La Créature Sans Nom vint à nouveau près de ceux qui l’écoutaient et leur dit que la violence et la haine leur permettraient dorénavant de dominer leur prochain.

L’homme prit alors la femme et la femme prit l’homme. Le fort abusa du faible et le faible subit le fort. Tous s’unirent en une orgie bestiale de stupre et de violence. Leurs corps mêlés reflétaient les flammes des maisons qui brûlaient. La nourriture était dévorée, la boisson engloutie. Les paroles suaves encourageaient les gestes indécents. Une véritable orgie de débauche avait lieu. Et de l’amour de Dieu il ne fut plus question.


Mes Frères, mes Sœurs, chers fidèles, à l'heure où la Créature Sans Nom semble à nouveau souffler à l'oreille de certains en leur murmurant de s'emparer du bien du voisin, laissant craindre le retour des pires troubles, à  l'heure où le sort funeste d'Oanylone n'a jamais été aussi grand, à l'heure où l'ensemble des ennemis de la France se sont assemblés et ont signé un pacte d'alliance entre eux pour détruire notre patrie afin de s'emparer, non seulement des deniers de l'Eglise, mais de ceux des villes, des comtés, des duchés et même du royaume, il est de notre devoir à tous de rester fidèles à la parole d'Oane et de les empêcher de convoiter les biens d'autrui.


Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société de la jalousie, de la haine, de la convoitise, des soupçons à l'égard de l'Eglise, pas cette société où l'on remet en cause les acquis de la paix, de l'entraide et de la solidarité qui sont les bases du vivre-ensemble, pas cette société où les médias sont entre les mains des fidèles de la Créature Sans Nom, toutes choses que nous aurions refusé de cautionner, si nous avions été les véritables héritiers de Clovis, de saint-Louis et de Jeanne d'Arc.

Le cardinal acheva en poursuivant son propos sur le royaume, ce "bien d'autrui" dont il était manifeste qu'il faisait partie des plans machiavéliques des ennemis de la France qui, pour une bonne part, étaient aussi les ennemis de l'Eglise.

Surtout aujourd'hui où il est bien regrettable que l'on retrouve, jusqu'au plus haut sommet du royaume des personnes qui, hier, venaient régulièrement piller nos villes, nos duchés, nos comtés. Il faut croire que le royaume est aujourd'hui bien plus aux mains de ses ennemis et des ennemis de la France que de ses amis.

A nous d'être vigilants pour que le royaume, notre bien commun, ne soit pas pillé, vendu, trahi et mis à l'encan par ces "convoiteux" du bien d'autrui qui ont réussi, comme le vert dans la pomme, à s'introduire au cœur de l'appareil d'Etat.

C'est dans l'union que nous trouverons la force de leur résister et de nous défendre.


Les chantres entonnèrent alors un chant d'action de grâce

Puis, pour conclure la cérémonie, le cardinal invita à réciter le Credo, symbole de la foi aristotélicienne.

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyre pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

AMEN

Vous pouvez à présent vaquer à vos occupations et je vous dis; "A bientôt !"

Pie de Valence
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