Histoire de l'Eglise - Tome 2

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Histoire de l'Eglise - Tome 2

Message  Pie de Valence le Mer 19 Déc - 18:17

HISTOIRE DE L'EGLISE - TOME 2, par Son Eminence Robert Savoie et Son Eminence Lorgol et révisée par Monseigneur Pie II de Valence

Le concile de Nicée (325), par Lorgol

Pourquoi ce concile
Le concile de Nicée a été convoqué à l'initiative de l'empereur romain Constantin Ier qui venait de réunifier l'empire après avoir vaincu Licinius à Andrinople (septembre 324). Se rendant en Orient, il constata vite le très grand nombre de courants qui existaient au sein même de l'Aristotélisme et décida de faire tout son possible pour construire l'unité de l'Église et rétablir la paix, sans compter l'avantage politique qu'il pensait en tirer pour le renforcement de son autorité puisqu'il comptait faire de l'Eglise réunifiée la religion unique de l'Empire et une force sur laquelle il pourrait s'appuyer.
Aussi décida-t-il de réunir dans une même assemblée des représentants de toutes les communautés aristotéliciennes, peu après avoir ordonné la fin des persécutions dont les plus récentes dataient de Dioclétien et dont certains évêques portaient encore les stigmates lors de la réunion.

Les tendances présentes au concile
A Nicée, on pouvait distinguer quatre principaux courants parmi les évêques réunis:
- les christosiens, qui considéraient que Christos seul était le messie. Ils ne voyaient en Aristote qu’un philosophe éclairé ayant annoncé la venue de Christos, mais n'ayant qu'un rôle mineur au sein de l'Eglise
- les aristodoxes, qui prétendaient que sans Aristote il n’y aurait pas eu de messie, car celui-ci, d’essence humaine, s’inspirait totalement des révélation du philosophe
- les aristotéliciens, qui affirmaient qu'Aristote et Christos ne formaient qu’un tout dans l’harmonie de la Foi et de la Raison
- les sophistes, qui composaient une branche aristotélicienne basée en Orient et soumise à l'autorité du patriarche grec de Constantinople. Ces derniers voulaient renforcer les pouvoirs du pape comme autorité suprême dogmatique et canonique parce qu'ils le considéraient comme le légitime successeur de Christos.

Le reste se composait de micro-courants ou de subdivisions des principaux courants, tels que les iconophiles qui vouaient un culte particulier aux images et aux représentations des prophètes («La prosternation devant la croix et le respect dû aux images pieuses (icônes) poussent à la croyance» disaient-ils), les pélagiens, les arianistes, et d’autres dont le nom est oublié de nos jours.

L'échec de l'union avec les spinozistes
Les spinozistes aussi étaient présents à Nicée.
Ils avaient été invités parce que l'empereur voyait comme une nécessité leur intégration à l'Eglise. Il avait en effet la volonté d'être investi par un pouvoir divin supérieur et pensait que l'adhésion des spinozistes à l'Eglise ne pourrait que favoriser ses desseins.
Pourtant, l'ensemble des courants s'unirent pour faire échouer cette intégration. Ils déclarèrent comme hétérodoxe la croyance des spinozistes parce qu'ils prétendaient que «le corps et l’âme sont parallèles entre eux, conséquemment à tous les attributs d’un même objet, en tant que mode de l’Etendue et mode de la Pensée de l’humain ». En conséquence, les textes de Daju furent mis à l’index.

L'accord de Nicée
L'empereur Constantin formula trois voeux au concile épiscopal de Nicée:
- Renforcement du pouvoir du pape comme autorité suprême dogmatique et canonique, en tant que légitime successeur de Christos
- Interdiction faites aux femmes d'occuper des charges religieuses, la femme ayant, selon l'Empereur, pour seule mission de donner des héritiers pour répandre la foi, les hommes devant les protéger et propager la foi par le fer et les prêches
- Trancher une bonne fois pour toute entre les différentes interprétations des sources de la foi, ainsi que les natures respectives d'Aristote et de Christos.

Après plusieurs mois de débats au cours desquels les évêques ne parvinrent pas à trouver un accord sur un texte définissant les sources de la foi, l'empereur n'hésita pas à menacer les récalcitrants. C'est finalement la tendance christosienne qui parvint à s'imposer, ne laissant comme concession aux défenseurs d’Aristote que l'usage de l'adjectif "aristotélicienne" pour qualifier l'Eglise universelle. Aristote fut relégué au rang de simple "annonciateur" de la venue du messie. Cependant, l'empereur n'obtint pas le renforcement des pouvoirs du pape et dut accepter que les évêques soient considérés comme les vrais successeurs de Christos car c'est ainsi qu'ils étaient désignés dans la Vita de Christos.
Ce compromis fut dès lors accepté par une majorité des présents et les derniers récalcitrants, restant fidèles à leurs conceptions, furent excommuniés. Ainsi, le concile se solda par la formulation d'une seule vérité dogmatique que nul ne pourrait contester sans risquer d'être chassé de l'Eglise.

Le bilan du concile
Ce premier concile fut politiquement positif pour l’Eglise car il en renforça l'unité, cantonnant les apologètes du prophète Aristote dans la clandestinité pour près de mille ans; des siècles durant lesquels les femmes ne purent être ordonnées, et la presque clandestinité que demandait l'étude d’Aristote fut un frein à l'épanouissement de la vrai foi.
L'impact de ce concile de Nicée fut tellement important sur l'Aristotélisme que de nombreux historiens ont divisé "L'ère aristotélicienne de la Fondation " en deux périodes : "L'Ere de la Dispersion de la Foi", de la naissance de Christos au Concile de Nicée (325), et "l'Ere du Questionnement" du Concile de Nicée à la fin du pontificat de Nicolas V (1452).

L'expansion de la Foi (325-480), par Robert Savoie

Suite au Concile de Nicée, l’Église avait décidé d'une direction commune et s’y engagea avec fermeté. Des clercs furent lancés de partout à travers les terres connues, imitant l’œuvre déjà entreprise en Gaule un siècle auparavant par le bienheureux Gatien, parti aristotéliser les peuples païens aux côtés de six autres évêques.

Des prêtres s'élancèrent en éclaireurs comme, par exemple, Saint Théodule, vers le Languedoc. Son histoire est emblématique de l'effort entrepris: alors qu'un vieux moine ayant quitté son monastère commençait à prêcher une morale relâchée, des hérétiques en profitèrent pour se mettre à son service et entreprirent de faire trépasser tous ceux qui ne pensaient pas comme eux.

Théodule organisa une résistance active contre ces colonnes infernales d'hommes barbares qui brûlaient tout ce qui représentait l'Église Aristotélicienne.
Théodule fut un chef militaire remarquable, commandant les armées de fidèles et repoussant l'hérésie jusqu'en Provence. Une grande bataille sur le Gardon rassembla plus de cinq mille hommes : elle fut marquée par un certain nombre de miracles où Théodule guérit par imposition de son pendentif beaucoup de blessures sanguinolentes.
Les armées aristotéliciennes tracèrent alors sur leurs boucliers et leurs drapeaux un cornichon et l'initiale T.

Cet évènement marque le début de la légende du Saint Cornichon et explique les inscriptions sur les boucliers des chevaliers médaillés, près d'un millénaire plus tard.

Outre Saint Théodule en Languedoc, on recense également Saint Latuin à Alençon, Saint Martin à Tours, St Corentin à Brest, entre autres. Ces premiers missionnaires devinrent pour la plupart les premiers évêques de diocèses à peine créés. Certains d'entre eux furent nommés par les paroissiens devant les miracles que leur foi leur permettait d'accomplir car ils offraient leurs bienfaits sans rien demander en échange, comme si c'était naturel.

Parmi eux, saint Jérôme, fidèle aux orientations du Concile de Nicée, était un christosien convaincu. Il considérait, comme de nombreux croyants de cette époque, que l’étude d’Aristote était une perte de temps puisque sa prophétie c’était déjà réalisée. C'est lui qui retrouva, entre autres, la version originale du Crédo. Cependant, lors de ses voyages et au travers de ses prêches, il découvrit peu à peu la pensée d'Aristote. Lors du Concile d'Antioche, en 382, il sut se rendre indispensable au pape auquel il révéla la pensée du prophète. Aussi, entre autres tâches, il prit en charge la révision du texte de la préhistoire, sur la base de la pensée d’Aristote qu'il avait redécouverte. Ce travail l'occupa pendant de très nombreuses années, et constitue son œuvre majeure. Pourtant une grande partie de ce travail fut caché car remettant en cause la prédominance de Christos en montrant combien Aristote était important. Mais, persécuté par de nombreuses factions sectaires de l’Eglise, et ayant peur que les tenants du tout Christos ne fassent détruire les textes d’Aristote, il préféra confier trois enveloppes de cuir scellées, contenant des textes originaux d’Aristote ainsi que son anneau d’évêque, à un de ses amis soldat qui devait rentrer dans son village natal, afin qu'il les dissimulât. C'est grâce à cette prudence, que l'on peut encore aujourd'hui les lire.
St-Grégoire suivit un peu le même parcours. Appelé à étudier en plusieurs endroits du monde, il découvrit à Athènes les écrits d'Aristote et prêcha dès lors la métaphysique. Il suivit équitablement les paroles des deux prophètes, ce qui fit de lui un précurseur de l'Aristotélisme moderne. A cause de cela, il fut bien évidemment marginalisé de son vivant, mais il connut par contre beaucoup de succès à aristotéliser les peuples infidèles.
Même si ce n'est qu'un millénaire plus tard que Jérôme et Grégoire virent leur action pleinement reconnue à leur juste valeur, quelques années après le Concile de Nicée, on pouvait donc noter certaines voix discordantes continuant à travailler au sein de l’Eglise à protéger la parole d’Aristote. Mais un autre élément plus conséquent prit forme, au sein de l'Église qui gagna en organisation, et qui prit de l'ampleur. En effet, le Pape ordonna à Saint Clément de bâtir la première forme de ce qui deviendra plus tard l'Inquisition, afin d'aider les hommes à porter des jugements raisonnés. L'objectif était de combattre les jugements arbitraires venant des seigneurs souvent éloignés de toute raison.
C'est le début d'une nouvelle forme de civilisation qui se forma autour et grâce à l’Église aristotélicienne et ses institutions naissantes.

C'est aussi à cette époque que l'Europe connut les invasions dites "barbares". Ce fut une belle occasion pour l’Église aristotélicienne de montrer sa valeur et la force de sa Foi. En Espagne, en 412, les Wisigoths débarquèrent. Saint Possidonio, l'évêque du lieu, avait une position plutôt pacifiste:

Arrêtez, ne les punissez pas ! Il est plus facile d'enseigner le chemin de la vertu et de l'amitié à travers le pardon, qu'à travers la sanction. Frères, venez-vous repentir de vos péchés et embrassez la foi envers le Très-Haut, qui, contrairement à votre païen misérable, vous pardonnera et vous purifiera.

Cependant, Saint Possidonio fut brûlé en martyr pas le roi wisigoth.

Cela dit, d'autres auront plus de succès. Devant la doctrine aristotélicienne et les miracles des uns et des autres, l’Église réussit à faire lever les foules contre les envahisseurs, et, souvent, à leur instiguer l'idée de révolte contre les oppresseurs. L'église aristotélicienne commençait à prendre sa marque et à faire de l'Occident une terre sûre où il faisait fait bon de vivre et où naissait une société idéale, presque semblable à celle d'Oanylone.

Une église aux mille visages (480-640), par Robert Savoie

Il est de tradition d'opérer une scission de cette partie de l'histoire de l'église aristotélicienne en 480, car cette date est celle de la fondation de l'abbaye de Cluny par Saint Benoit. Cet événement marque, en effet, le renouveau du monachisme en Occident.
Ce fut un tournant majeur dans la vie religieuse du royaume. Ces sanctuaires, au-delà des bouleversements que connaîtront tant l'Eglise que le royaume, demeureront stables et pieux.
De plus, ils protègeront les textes d'Aristote que certains cultes Christosiens avaient tentés, ou tenteront, de disperser et amenèrent à une stabilisation des différents cultes et croyances gravitant autour des différentes doctrines aristotéliciennes, permettant d'y percevoir une constante: la vie régulière et la reconnaissance éventuelle des deux prophètes sur un pied d'égalité; car si Rome avait expulsé Aristote de ses rangs en 325 pour ne le réhabiliter que bien plus tard, nombreuses furent les ordres qui, discrètement, continuèrent à étudier les deux prophètes, et surtout, à abriter les Aristotéliciens qui affirmaient, parfois en secret, souvent au péril de leur vie, qu'Aristote et Christos ne formaient qu’un tout dans l’harmonie de la Foi et de la Raison, parfois en secret.

Mais l'épisode le plus important de cette époque vint certainement de la conversion de Clovis, par Saint Remi, qui se fit entre 496 et 499.
Les temps étaient troublés en raison de la chute de l’Empire d’Occident et de la disparition de la domination romaine au profit de tribus "barbares" telles que les Burgondes ou les Wisigoths. Rémi vint baptiser l’armée de Clovis, trois mille soldats emplis de ferveur pour leur pays et pour la foi aristotélicienne. Tous reçurent une gouttelette d’eau, symbole de renaissance et de pureté. La fiole d'eau bénite, pourtant assez grande, fut totalement vide lorsque Rémi s’approcha pour asperger à son tour le roi Franc, agenouillé devant lui. La crainte envahit alors Remi car Clovis pouvait parfois se montrer colérique et impatient. L'évêque se recueillit profondément et éleva silencieusement une prière vers le Très-Haut.

Dans la respectueuse et méditative concentration ambiante, nul ne vit arriver une colombe qui, sans bruit, survola de sa grâce la foule amassée. L’émoi fut collectif et absolu lorsque le gracile volatile, serrant dans ses serres une brindille d’olivier, se posa sur le flacon pour y déposer son léger fardeau. L’eau Sainte emplit immédiatement la fiole et la colombe pencha légèrement la tête vers Clovis, comme pour le saluer. Elle reprit son envol aussi légèrement qu’elle arriva devant une assemblée médusée et muette.
Tous réalisèrent le signe divin qui eut lieu sous leurs yeux et, désormais, tous reconnurent en Rémi, le Guide spirituel longtemps recherché et vainement attendu. Le clerc fut acclamé et Clovis lui-même s’inclina en signe d’acceptation devant cette manifestation divine.

Ainsi, pour la première fois, l’unification des peuples francs autour d’un même roi et d’une même foi avait été prononcée. Le royaume divin de la France venait d'être créé, sans qu'on ne puisse réaliser pleinement l'importance du geste, comme le reste de l'histoire n'était pas encore écrite.
Les théologiens du Saint Office considèrent la mission d’aristotélisation de Saint Rémi comme la fin du paganisme en France.

La même chose se produit une cinquantaine d'années plus tard en Italie, quand Saint Justinien fit rédiger un codex de lois qui rétablissait sur la Terre l'Ordre Divin et attribua le contrôle du monde aristotélicien au seul empereur romain légitime, le basileus.

D'autres exemples sont moins convaincants cependant, tel celui de Saint Pattern, qui, malgré ses tentatives, fut brûlé par les citoyens de Vannes qu'il tentait de convertir. Cela prit cent ans, et il fallut attendre une famine pour convaincre les gens de La vérité, qu'ils purent constater lorsqu'ils allèrent se recueillir sur ses reliques. Alors le miracle de Saint Pattern s'accomplit: la famine cessa, et le peuple comprit son erreur.

L'époque est aussi importante car elle voit naître la fin de l'esclavagisme systématique, grâce à Saint Dycat ou les premières incursions de l'Eglise dans ce qui deviendra le SRING, grâce à Sainte Boulasse. Mais c'est aussi une époque ou naissent différents cultes hétérodoxes, sectes et doctrines divergentes de l'Aristotélisme, à savoir le Catharisme, le Bogomilisme ou encore le Philistinisme.
De plus, l'église aristotélicienne était encore très décentralisée et ses plus beaux jours restaient encore à venir.

Des conquêtes des religions (640-1000), par Robert Savoie

L'église commençait à prendre forme, se rapprochant petit à petit de ce qu'elle deviendra aujourd'hui. Son expansion fut fulgurante. En France, la presque totalité des diocèses furent occupés par des évêques dignes de ce nom. Des clochers d'églises aristotéliciennes s'érigèrent dans pratiquement chacune des paroisses. Les croyances marginales s'effritèrent. Le Royaume aristotélicien s'étendit aussi vers l'est, traversant ce qui est aujourd'hui appelé le SRING, jusqu'aux portes du Moyen-Orient.

Ce sont les conséquences de ces agrandissements qui furent l'objet des différents Conciles que vit cette époque: comment gérer un si grand territoire ? Devrait-on décentraliser le pouvoir papal ?
De déchirantes discussions sur les habitudes supposées de Christos firent également rage dans les conciles. Certains érudits prétendirent qu'il n'aimait que les vins français (il était appelé par ces partisans le dix-vins, car il y avait alors 10 AOC en France, à l'époque). D'autres prétendaient, au contraire, que s'il buvait du vin, peu lui en importait la provenance. Ceux-là voulaient le faire appeler Christos-Sans-Eau. Finalement, en 867, le Pape trancha pour clore jusqu'à jamais le débat, et déclara, dans une bulle officielle: "Christos ne mangeait que des religieuses. Voilà tout ce que l'on connait de ces habitudes alimentaires".

Mais, d'un autre côté, l'église subit ces premières véritables attaques d'ampleur. Les averroïstes vinrent cogner à la porte des royaumes. Pour la première fois, les nouveaux fiefs aristotélisés subirent de véritables attaques. Tantôt c'étaient des joutes verbales, véritables échanges épiques de prêches desquels les aristotéliciens sortaient pratiquement toujours vainqueurs. C'est là que se place l'épisode de la lutte d'Oran, lors de laquelle des averroïstes furent auto-consommés par le feu suite aux prêches radicales de l'évêque local*. Mais les averroïstes utilisèrent malheureusement également le fer pour arriver à leurs fins. Ainsi, en 640, ils prirent la Palestine et Babylone. Si l'empire du Soleil levant organisa aussitôt la riposte, la grande et universelle église romaine tarda à assurer la réplique, laissant les averroïstes s'avancer jusqu'en Espagne. Il faudra près de 400 ans pour organiser suffisamment nos armées.

Car d'autres luttes faisaient rage à l'intérieur même du monde occidental constituant la priorité de Rome aux dépens du reste. Cette époque vit, en effet, prospérer de nouvelles formes d'hérésies. Certains gourous utilisèrent les évènements de Palestine pour affirmer la faiblesse de la grandeur de notre Eglise et prétendirent être les défenseurs de la vraie foi. Ainsi apparaîtront les premières manifestations cathares, dans le Sud, et les Phookotaïstes, dans le Nord, entre autres.
Plusieurs réponses leur furent adressées de Rome. Mais les plus intéressantes, nous pouvons le voir aujourd'hui, vinrent des réseaux des couvents réguliers. Protégeant, parfois secrètement, la diffusion des écrits d'Aristote (alors mis de côté, officiellement, depuis le Concile de Nicée) et leurs enseignements, comme nous l’avons déjà expliqué, ils s'en servirent pour mettre en place tout un travail souterrain de conversion qui finit par porter ses fruits.
Il faut aussi particulièrement retenir de cette époque le prêcheur Neajdaf, qui donna un prêche tellement novateur qu'il remit les pendules à l'heure. Dès lors, il fut repéré par Rome, et son action fut choisie comme réponse principale aux problèmes que connaissait l'époque. Ce fut une excellente décision romaine, comme le montre le fait qu'il est encore enseigné dans toutes les écoles, séminaires et pastorales de nos jours.

De cette époque, il faut également garder en tête le travail de San Moderano, qui, au début du huitième siècle, fit un travail considérable dans le Nord de la France, particulièrement en Bretagne, réussissant à garder cette contrée loin de toute menace.
D'autres malheureusement, eurent moins de succès, comme Saint Nicolas, par exemple, qui vécut vers la fin du millénaire et fut considéré comme fou, pour la raison même qu'il prônait la raison, ou encore la Bienheureuse Julie-Libérée, qui, s'appuyant sur les thèses d'Aristote, prônait l'égalité des femmes devant les hommes, doctrine qui ne fut reconnue seulement que près de sept cent ans après son sacrifice. Elle mourut en martyre.
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*les archives parlent des effets du prêche de l'évêque. Malheureusement, nous n'avons pas retrouvé d'indications pour savoir qui il était, ni à Oran, ni à Rome.

Les médaillés de l'église aristotélicienne (1000-1309), par Robert Savoie

Ces années furent une époque doublement importante dans l'édifice de notre institution. On peut réellement parler d'âge de la maturité.

D'abord, les ordres monastiques se multiplièrent et prirent de plus en plus d'importance dans la gestion des affaires de notre église. St-Bernard, en plus de travailler à agrandir l'ordre cistercien fondé au début du XIIeme S. par St-Etienne, institua la première organisation militaro-religieuse. Les premières pierres de la congrégation Romaine des Saintes Armées furent ainsi posées.
St-Dominique, en plus de fonder un ordre important au tournant du XIIIème S. siècle, chercha à imposer un retour plus marqué aux doctrines d'Aristote dans l'église. Après une rencontre avec le Pape, il fut autorisé à enseigner les écrits du prophète de manière officielle dans les couvents dominicains, et même si la diffusion des textes d'Aristote demeura méconnue du plus grand nombre, on peut y voir les premières ouvertures émanant de Rome sur leur étude, d'autant plus que, voyages aidant, les érudits de retour d'Athènes ne cessaient de découvrir et d'apporter des écrits inédits du prophète en Occident. Aussi, bien que de diffusion restreinte, on vit quelques théologiens s'y intéresser de plus en plus, préfigurant l'avenir.

Malgré cela pourtant, Aristote continuait, dans les discours officiels à être considéré comme moindre par rapport à Christos, à l’image de ceux de Saint Thomas qui se diffusent à cette époque.

Aristote est saint car il a révélé la matière dans sa véritable nature, à savoir celle de création divine. Mais lui-même n’est qu’un effet de la cause première, qui est Dieu. Seule la foi, seul l’abandon de soi au spirituel, dans la plénitude et la béatitude contemplative, peuvent nous permettre de toucher Dieu.


Mon fils, certes j’insiste sur la parole de Christos, mais par dessus tout, ce qui m’importe, c’est de préserver l’unité de la foi, et donc de l’Eglise.

D'autres personnages illustres de notre église virent le jour dans ces années; Saint Ethic, qui prêcha : "La Création, œuvre de Dieu, est dans un Etat de perfection qui ne tolère aucune altération qui vaut dépravation. Il n’en est ni le maître, ni le possesseur. L’homme n’a pas à se substituer à Dieu et à inventer des machines qui trahissent le commandement divin du nécessaire travail quotidien. Soyez solidaires comme Christos le conseillait devant Ponce… ". Mais aussi Ray de Boule, en constat combat contre l'oisiveté. C'est également à cette époque que l'on entendit le témoignage narrant la vision d'Acherpée, etc.

Mais il faut surtout parler de la réponse aristotélicienne face à Averroès, et de l'agrandissement du royaume aristotélicien, d'abord, grâce au travail que fit St-Polin dans le nord, avant de redescendre vers la Judée. Cela dit, le plus important fait de l'époque concerne les différentes expéditions des médaillés de l'église. Souvent nommés à tort les croisés, ces chevaliers portant la médaille aristotélicienne menèrent de grands combats, par le fer, contre l'hérésie. Si St-Polin, en Judée, ou St-Lazare, en Espagne, choisirent le combat par le prêche, c'est le travail des médaillés qui donna au monde le visage qu'il a aujourd'hui, avec la reconquête de Jérusalem. On note, au passage le travail de St-Louis, qui, en plus de ramener le maïs de ces voyages, restaura la foi en ces contrées.
Pour suivre le récit complet de ces batailles, il faut se référer aux ordres militaro-religieux qui possèdent la narration complète de ces moments épiques.

Mais l'ère de la maturité aristotélicienne se vit aussi à l'intérieur du Royaume de France. A la lumière du travail des théologiens, se créent les universités, permettant au savoir de se diffuser, propageant par là les valeurs aristotéliciennes dans tout le royaume. St-Louis imposa également un diplôme de théologie pour tous les clercs professant dans le royaume qu'il contrôlait. Il se battit aussi contre la menace cathare dans le Sud du pays. Grâce à ce roi pour qui l'Aristotélisme était un mode de vie, le temporel et le séculier se lièrent pour de bon et l'origine divine du pouvoir royal affirmé.

Notons, enfin, l'empreinte de Sainte Hildegarde, qui, dès le XIIème S., amène à réfléchir véritablement pour la première fois sur l'idée de l'égalité homme-femme.

Le roi au dix mots (1309-1452), par Robert Savoie

Les médaillés revinrent, à plusieurs reprises, gagnants de leurs combats en Palestine. Ils reprirent cités sur cités, et l‘Aristotélisme étendit ses frontières jusqu'aux limites de l'Asie. De ces combats, les ordres militaro-religieux revinrent en héros, suscitant la passion, de nombreuses adhésions et de nombreuses conversions. L'année 1309 marque cependant la fin de cet âge d'or.

En effet, les ordres militaro-religieux qui avaient gagné en soutien populaire, ainsi qu'en richesse, commencèrent à susciter l’inquiétude du roi Philippe le Bel, petit-fils de St-Louis, qui craignait la naissance d’un Etat dans l’Etat. Conseillé par son grand ami et fidèle conseiller, l'évêque de Paris, Monseigneur Girouette, il provoqua la plus grande mutinerie de l'histoire moderne au sein de l'église aristotélicienne. Contre l'avis de Rome, il déclara les médaillés hérétiques. Il installa le Pape à Avignon pour mieux le contrôler et nomma lui-même son évêque et favori comme nouveau pape de l'église aristotélicienne après la mort de son prédécesseur. La Curie ne put qu’entériner ce choix, sous peine de faire éclater l'Eglise, mais les relations entre le royaume de France et elle en furent refroidies pour longtemps, d’autant plus que Philippe le Bel déclara devant le bucher qui brûla les médaillés aristotéliciens, au bout d'un procès qui n'en était pas un: "Les médaillés sont fous, à moi de décider pour eux". Dix mots fatidiques pour les médaillés et qui valurent au roi le surnom de Roi "aux dix mots".
Si les affaires continuèrent comme si de rien n'était, les couvents réguliers, par contre, fonctionnèrent en autarcie. Les évêques français ne pouvant qu'assurer la pérennité de l'Institution qu'ils ne voulaient pas voir abandonnée, se replièrent sur leurs diocèses, n'entretenant, la plupart, que peu de liens avec cette nouvelle Rome, installée à Avignon. Pendant ce temps, les théologues réfléchirent au moyen de réagir à cette provocation. Plusieurs proposèrent alors de s’appuyer sur la raison et de remettre au premier plan Aristote qui en était le plus grand défenseur, car, selon eux, la raison permettrait de démontrer l’absurdité des thèses du Capétien qui avait fondé son action sur l’origine divine de son pouvoir qui, d’après lui, lui donnait la prééminence sur le clergé tout entier. Cependant, revaloriser Aristote signifiait aussi en faire l’égal de Christos, ce qui n’allait pas sans susciter inquiétudes et interrogations.

C'est Saint François qui convainquit le Pape, vers 1430, en lui faisant la démonstration suivante:

L'aristotélisme est UN, et il a besoin des DEUX. L'éducation qu'ils t'ont donnée avant de te confier à nous est-elle pervertie par l'existence de deux parents ?

Il lui expliqua alors que l'ennemi de l'Eglise n'était pas extérieur mais intérieur. Naquit de cette rencontre avec le Pape la Sainte Inquisition, pour éviter un problème similaire à celui que l'église avait connu au siècle précédent. L'Inquisition devint un dicastère capable de trancher sur le bien fondé dogmatique de déclarations unilatérales. Se dotant d'un tribunal interne, l'église fit alors un pas majeur vers son âge adulte. Ces évènements prirent une importance considérable pour notre Institution, car une guerre de religion y faisait rage, et pas qu'entre aristotéliciens.

En effet, le royaume de France était attaqué par les Anglais. Ce fut le début de la guerre de Cent Ans. Sainte Jeanne d'arc contribua au soulèvement du peuple français, mais aussi à la libération des fidèles français tandis que la papauté d'Avignon, devenue plus libre de ses mouvements, s’affranchissait de plus en plus de la tutelle française et retrouvait sa liberté et ses moyens d’action : par exemple, lors du Concile de Constance, en 1418, elle proclama officiellement l’égalité homme/femme et poursuivit ses travaux pour rétablir Aristote dans ses droits.
Entre-temps, poussée par ce renouveau et cette ouverture, en 1429, Sainte Jeanne d'Arc avait ouvert les yeux du nouveau Roi Levan, juste avant d'être brulée par les Anglais. Cette rencontre fut le point tournant de l'histoire de notre église moderne : le nouveau Roi Levan accepta alors d’ouvrir à nouveau les discussions avec la papauté, d'abord en catimini. Il rencontra secrètement l'évêque Attac, envoyé spécial du pape, chargé de rétablir le dialogue avec la couronne française et vit d’un très bon œil le retour d'Aristote au statut de prophète égal à Christos ; en échange, le pape promit le soutien de l’Eglise au roi dans sa lutte contre les Anglais et vint en personne le sacrer afin que nul ne puisse désormais contester son autorité.
Ces bonnes dispositions entre le roi et la papauté aboutirent en 1452, année qui marque le retour du pape à Rome et l'ouverture du Concile Vatican 1.

Aristote contre Attac (1452-1454), par Robert Savoie

Levan et le pape Nicolas donnèrent naissance à la Réforme de l'Eglise lors de ce Concile Vatican I.
Nicolas fut le premier d'une série de papes qui déléguèrent nombre de décisions à leurs cardinaux dans lesquels ils eurent pleine confiance.

A l'issue du concile, en 1454, de grandes décisions furent publiées par décret pontifical

- Sur la tête de l'église:

Lescure a écrit:
Le Saint Concile accepte l'idée de l'existence d'un chef de l'Eglise qui serait comme le premier ministre du pape. Ses fonctions seraient de présider la curie, de servir d'intermédiaire entre le peuple aristotélicien et la direction de l'Eglise. Il présidera de grandes cérémonies religieuses afin de montrer la splendeur de l'Eglise aux fidèles aristotéliciens.

- Sur son fonctionnement:

Nico a écrit:
Le système actuel se basant sur des nominations de type pyramidal (Le Pape nomme la curie -> La Curie nomme les évêques métropolitains -> Les évêques métropolitain nomme les suffragants -> Les évêques nomme les curés)

- Sur le dogme:

Nico a écrit:Tout ce qui est recensé correspond à des caractéristiques lié directement à Aristote (In Gratibus).
Il est donc nécessaire de prendre en compte tout cela pour élaborer le dogme Aristotélicien.

*L'Eglise

-Eglise Universelle et Romaine.
-Paroisses
-Eglises
-Prêtres
-Curés
-Diocèses et d'archidiocèse
-Evêques et d'archévêques
-Cardinaux (à venir)
-Pape
-Monastère
-Moines
-Abbé
-Chapelle

*Théologie :
-Les idées du menu transcendant.
-Les livres de l'université.
-Les 7 vertus apprisent à l'Université.
-Retraite spirituelle
-Confession
(...)

- Sur la Sainteté

Padre San Giovanni a écrit:Concernant ceux qui sont morts, la béatification peut être demandée, il faut considérer 2 catégories de Saint : les Saints (anciens) et les Saints (des Royaumes) et serait sous la responsabilité de la Curie.

Les Saints RR pourront être béatifiés au minimum 60 jours après leur mort et les demandes faites auprès des différents Archevêques qui seront chargés de présenter un dossier précis à la Curie.

Concernant ceux qui sont vivants, il est envisagé la création d’un ordre du mérite d’Aristote ; les méritants se faisant appelés « Bienheureux » et serait récompensés sous la responsabilité des diocèses en fonction de leur dévouement à notre église de par les actes accomplis et leur moralité.

- Sur l'Inquisition

Vilca a écrit:1) L'inquisition est conservée, sous ce nom.

2) L'inquisition sera représentée à deux niveaux:

- L'inquisition ordinaire: seront institués dans les diocèses des officialités, tribunaux ecclésiastiques chargés du respect de la Foi et de la discipline ecclésiatique. Les compétences de ces tribunaux seront strictement définis. L'archevêque sera responsable de cette officialité. Il rendra compte de ses jugements auprès de la congrégation de la Sainte Inquisition avant leur publication afin que celle ci les valide. Autre solution proposée, l'Archevêque rend son jugement et le condamné peut décider de faire appel auprès de la congrégation que ouvrira un nouveau procès.

Quand ce sera possible un accord devra être trouvé avec la justice civile.
Dans la plupart des cas le travail de l'officialité devra suffire. Mais si ce n'était pas le cas, dans les situations de crise et à la demande de l'archevêque l'inquisition extraordinaire pourra intervenir

- L'inquisition extraordinaire: Elle dépend directement de la congrégation de la sainte Inquisition. C'est un corps actif et efficace, qui intervient dans les situations difficiles à la demande de la Curie. Cette inquisition a pour mission de veiller au grain afin d'éviter le développement des hérésies et des attaques contre l'Eglise. Les inquisiteurs doivent déférer les cas devant le tribunal de l'officialité. Si ce tribunal ne répond pas ils peuvent directement demander l'action de la congrégation. Le tribunal de l'inquisition réglant alors le cas.

Deux types d'inquisiteurs: les inquisiteurs officiels, seuls qualifiés pour présenter des dossiers aux officialités. Et les inquisiteurs secrets, qui sont la force d'action discrète de l'Eglise et qui ne dépendent que du Vatican.

Seule la Congrégation, dirigée par deux cardinaux, sera en mesure de choisir ses membres.

Tout ceci implique donc une extension de l'Inquisition au travers des Royaumes, tant au niveau du nombre de membres, qu'au niveau de la surveillance. L'appui de tous sera donc nécessaire et sera considéré comme un devoir au même titre que le prêche par exemple.

Ainsi, l'église aristotélicienne était née, mettant fin à l'ère du questionnement, afin d'entrer dans l'ère du renouveau de la foi.

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