Messe de la Saint Noël 1465

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Messe de la Saint Noël 1465

Message  Pie de Valence le Mar 26 Déc - 16:18

Tandis que les premiers fidèles arrivaient pour la messe, les cloches de la cathédrale sonnaient à toute volée afin d'assurer leur accueil et prévenir les retardataires.

Richement vêtu, peut-être encore plus que pour une cérémonie ordinaire parce qu'il voulait faire honneur aux prophètes et que le peuple n'attendait pas que se présente à lui un archevêque habillé comme un pouilleux, Pie entra dans le chœur par la porte latérale réservée aux membres du clergé, accompagné des musiciens et des chantres.

Devant l'autel, se tournant vers l'Orient, il se génuflexa et se signa un bref instant au nom de Dieu, d'Aristote et de Christos, avant de se retourner vers l'assemblée et, quand les cloches se furent tues, afin de permettre aux derniers arrivants de d'installer, les chantres entonnèrent un hymne de circonstance écrit par le frère Johanes Hallyday à la gloire de celui qui avait donné son nom à cette veillée et qu'on surnommait aussi le Père Noël.


Puis, le chant achevé, il prit la parole

Bienvenus à tous et toutes et tout d'abord merci d'avoir fait ce déplacement pour entendre la messe de Noël. J'ai choisi comme thèmes de cette messe ceux de la rédemption et de la renaissance qui me semblent être particulièrement adaptés à saint Noël et à nos deux prophètes dont on célèbre aussi la naissance.

Mais avant, récitons d'abord cette si belle prière du Pardon qu'a écrit autrefois Son Eminence Bender.B.Rodriguez et qui me parait tellement convenir à des jours spéciaux comme celui-ci.

Bender.B.Rodriguez a écrit:

Prière de confession.

Pour la fleur écrasée, le caillou balancé…
Pour l’enfant apeurée par les cris des adultes,
Le vélin déchiré par animosité,
Ou pour la main blasée pour le denier du culte,
Pour le fruit défendu cueilli et chapardé,
Pour le prêt non rendu, et le fiel envoyé,
J’en demande pardon.

Pour le Dogme bafoué en toute inconscience,
Pour l’impôt non donné au Duché sans patience,
Pour le noir coup de fouet que la mule renâcle,
Pour avoir pardonné Justice que l’on bâcle
Pour la flèche fichée au cœur de l’innocence,
Pour le vice niché dans un nid de jouvence,
J’espère rédemption.

Pour le vieil impotent, ignoré bien souvent,
Pour les cris entendus emportés par le vent,
L’acédie récurrente, le grimoire laissé,
Pour les malfrats pendus et leurs vies taciturnes,
Ceux que l’épée pourfend dans les chemins nocturnes,
Et pour la plaie béante portée au trépassé,
Donnez-moi rémission.

Pour les mots effrayants et la Loi repoussée,
Pour l’armée décimée, le voyageur tué,
Les dépits dissonants, les injures en taverne,
L’isolée dans sa ville, ou l’ascète en caverne,
Pour le maire mal aimé ou le pigeon blessé,
Le pouvoir qui rend vil souvent perpétué,
Je fais ma contrition.

Pour le couple lassé, pour l’amour mal traité,
Pour le champ non semé, pour l’office manqué…
Pour l’ami repoussé, ou l’érudit planqué,
Pour l’échoppe cramée par peine ou par fierté,
Moqueries ou mensonges, ou manipulations,
Par stratégies qui rongent ou bien par évictions,
J’en demande la grâce.

La prière dite, l'archevêque reprit la parole
.
Saint Nicolas Noël, personne ne l’ignore, était frappé d’un étrange mal. Voici ce que nous en dit son biographe
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Noël faillit ne pas dépasser l’âge de la puberté tellement il avait souffert à sa naissance, et il a même été en état de mort plusieurs fois. Par contre à chaque retour à la vie, contrairement au commun des mortels, il revenait plus en forme que jamais.
Pourtant, ses problèmes de santé, le saint ne les voyait pas comme un problème, mais comme une chance,  comme une sorte de régénération morale qui s’accomplit par l’expiation de ses fautes afin de ressusciter avec des éléments nouveaux pour envisager sa vie autrement, mieux la juger et s'améliorer dans le chemin de la Vertu. Ecoutons-le
.
Je parlerais d’un cadeau de Dieu plus que d’un problème, car à chaque fois que je frôle la mort j’en apprends de Christos et Aristote, car notre Créateur nous donne toutes les réponses à toutes les questions pour que nous puissions voir notre vie sous des jours nouveaux et que nous puissions nous juger nous-mêmes avant d’être jugés.
En principe en revenant à la vie, nous laissons ces connaissances et un peu de notre force, mais Dieu en a fait autrement pour moi je pense et bien que je ne garde qu’une réponse, sans choisir laquelle, je ne perds pas tout de ma visite chez les Saints.
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Ce n'est donc pas un hasard si, à chaque agonie, lors de chaque solstice d’hiver, on voyait son double à différents endroits, offrant du pain aux plus pauvres, du feu à ceux qui n’en avaient pas, et même un simple jouet aux enfants tristes. Cela témoignait de sa réelle volonté de s'améliorer pour gagner le Paradis solaire. C’était un geste d’amour envers ses semblables, un geste qu'il avait repris des bons habitants de Bethléem frappés par la Grâce que leur avait envoyée le Très-Haut en ce jour bien longtemps avant la naissance de Nicolas Noël.
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Marie conçut un enfant, et les deux parents firent en tout selon la prophétie d’Aristote, le nommant Jeshua. L’Enfant naquit à Bethléem, en Judée. Du fait du surpeuplement qui existait alors dans cette ville, le couple ne trouva pour se loger qu’une bicoque délabrée car il n’y avait plus de place ailleurs pour les accueillir. Mais lorsque l’enfant naquit, celui-ci semblait, à tous ceux qui le virent, être touché par la grâce divine, car il rayonnait de douceur et de calme. Si bien que les gens du petit village se cotisèrent pour que cet enfant béni de Dieu ait tout ce qui lui était nécessaire. Les uns amenèrent du linge, d’autres contribuèrent à la rénovation de la bicoque et d’autres encore amenèrent des vêtements neufs et de la nourriture aux deux heureux parents.
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Oui, ce sont les habitants de Bethléem, touchés par la Grâce que leur avait fait le Très-Haut et remplis d'amour divin, qui inventèrent cette tradition reprise par le Père Noël et qui sont devenus depuis les cadeaux de Noël. Si Dieu te touche de sa Grâce, si tu vis dans la vertu ou si tu te repends et fait pénitence avec sincérité, alors toi aussi, ton coeur sera rempli du même amour que ceux de Nicolas Noël et des habitants de Bethléem.
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Si ce soir il y en a parmi vous qui sont dans le péché, j'aimerais les inviter à méditer ces deux exemples et leur dire aussi ceci:

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« Vous aussi, vous pouvez suivre la même voie: apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l'opprimé; faites droit à l'orphelin, défendez la veuve. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; s'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. Si, comme Nicolas Noël ou les habitants de Bethléem, vous avez de la bonne volonté et si vous accomplissez tout cela, alors, en vérité, je vous le dis, vous mangerez les meilleures productions du pays parce que Dieu vous aura favorisé de Sa Grâce et vous n'aurez besoin ni de la force, ni du glaive, ni de rivières de sang pour avoir tout cela.
Si vous êtes pécheur, engagez-vous  par vos actes à racheter les fautes passées et le Très-Haut vous accordera réellement et pleinement Sa Grâce à l'aune de votre sincérité, alors vous ne serez pas comme les habitants du Stagire qui ne comprirent pas le signe que Dieu leur envoya  à la même date que les naissances du Père Noël et Christos et qui devait marquer la naissance d'Aristote.»

Hélas !

Hélas leur cœur était obscurci par leur foi erronée en de faux dieux, et ils s’égaraient dans des suggestions impies : pour l’un il s’agissait de la venue d’Hermès aux pieds ailés. Pour d’autre la foudre de Zeus allait s’abattre au milieu des hommes, et les temps touchaient à leur fin.
Seul dans l’assemblée un homme se taisait : son épouse était sur le point d’enfanter, et l’angoisse qui était la sienne ne lui permettait pas d’intervenir.
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Les signes étaient venus à eux, mais eux n'avaient pas su voir; quand le Très-Haut leur parla, ils ne comprirent pas parce qu'ils avaient refusé d'ouvrir leur cœur à la Grâce divine, à la repentance et à la contrition.
Mais vous, instruits de ces exemples, je suis sûr que si vous suivez la voie de Dieu, alors toujours vous verrez les signes dans les cieux et vous serez bénis parmi les Hommes.

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La temps de conclure la cérémonie était venu.
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A présent, en ce soir de Noël, et en conclusion, j'invite tous les aristotéliciens du monde entier à communier ensemble en Notre Créateur afin, eux aussi, de venir renaître, de ressusciter en Notre Sauveur, le Très-Haut, sous les ailes d'une Eglise à nouveau rassemblée, unie, forte et parlant d'une seule voix aux fidèles.
C'est pourquoi, ce soir, comme cadeau de Noël, j'offre à chacun et chacune d'entre vous, un bouquet de lys, ces fleurs symboles de renaissance et de résurrection. Puissent-elles aussi être des symboles de paix !




Joyeux Noël à tous et toutes !

Pie de Valence
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