Lettre pastorale (décembre 1462)

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Lettre pastorale (décembre 1462)

Message  Pie de Valence le Mer 10 Déc - 18:07



De Monseigneur Pie II de Valence,
Evêque de Langres,
Vicaire de l'Ordre Lescurien,

LETTRE PASTORALE

à

Mes Frères et Sœurs en Aristote et Christos.


Dès l'annonce de notre retour sur le Saint-Siège de Langres, Nous eûmes le désir de vous exprimer au plus tôt, Notre vive affection et ce qui guidera Nos actions à venir. Voila qui est fait.

Nul ne l'ignore; ni les individus, ni la société, ni les peuples de Bourgogne n'ont encore, après le malheur du schisme, conquis une paix véritable.
Pourtant, l'Eglise a rempli largement le contrat que l'on attendait d'elle pour clore ce triste épisode; mais malgré les levées d'excommunication qui se sont enchaînées sous la houlette du pieu cardinal d'Azayes, malgré de profonds changements parmi les hommes et les femmes qui dirigent désormais l'Eglise et malgré le temps qui passe, le schisme perdure sans aucune raison valable.
Même Notre Souveraine, par son éclatante conversion, l'a reconnu et a montré combien la voie du schisme était vaine car les causes qui l'ont provoquée ce sont éteintes.

Aujourd'hui, je m'adresse donc d'abord aux fidèles de l'Eglise Universelle et à leurs pasteurs - et j'ai d'autant plus d'autorité morale et de raison de le faire que, comme eux, j'ai dû ruer dans les brancards, souvent pour les mêmes raisons, et que nous savons tous quelles foudres j'ai essuyées pour cela, puisque je fus placé sous Interdit !
Hé bien, moi qui le fus, je vous le dis: cette action ne fut pas vaine: la façon de concevoir la foi et de diriger l'Eglise ont changé de perspective; la collégialité n'est plus un mot creux; et les personnes autrefois si absentéistes, ont été remplacées par des hommes et des femmes conscients de leurs missions et à la hauteur de celles-ci. L'ambiance de l'Assemblée Episcopale Française (AEF) s'en trouve d'ailleurs grandement apaisée et améliorée, à tel point, que moi qui en avais connu les mesquineries et les bassesses, je ne l'ai point reconnue.
Il est donc temps, pour toutes les brebis de Dieu, de rentrer à l'étable natale, dans l'honneur et dans la paix. Ne vous laissez pas abuser par quelques athées qui cherchent à prolonger artificiellement les divisions de l'Eglise parce que c'est le seul moyen qu'ils ont trouvé pour paralyser et discréditer la religion en général.
Aujourd'hui est venu le temps de les mettre en échec; aujourd'hui est venu le temps de suivre l'exemple de la Reine Angélyque Ière à l'obéissance de laquelle, je crois, nombre d'entre vous sont attachés plus que tout.
Nous devons désormais, mes frères et sœurs, regarder bien plus ce qui nous unit que ce qui nous divise, tel est le message de Notre Souveraine, tel est le chemin que je vous invite à suivre, après Elle, en votre âme et conscience.
Ce sera, en ce qui vous concerne et en ce qui Nous concerne, mon premier souhait et mon premier vœu pour la nouvelle année qui vient et pour ces fêtes de la Saint Noël qui approchent à grands pas.

Qu'il me soit maintenant permis de m'adresser à l'ensemble des fidèles aristotéliciens romains pour leur dire que mon épiscopat sera placé sous le signe de celui que j'ai déjà mené à leur tête: souci des humbles; promotion des arts et de la culture avec la réouverture prochaine de la Bibliothèque-Saint-Nikolos; réflexion autour d'un Séminaire de formation des hommes et des femmes qui se destinent à l'Eglise; recherche de la paix et de la concorde avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.
La foi, l'espérance et la charité - qu'il me soit permis d'emprunter ces mots à l'un de mes confrères qui les a prononcés récemment dans l'un de ses prêches -, doivent être les guides constants de nos actions, à Nous, comme pasteur des âmes, mais aussi à Vous, mes frères et sœurs, comme fidèles en Dieu par Aristote et Christos.
C'est la foi, comme le disait mon confrère, qui conduit librement chacun d'entre nous vers Dieu et nous fait accepter pour vraie la Révélation qu'Il nous a donnée par le Livre des Vertus et que nous avons le devoir de transmettre; c'est l'espérance qui soutient notre foi en Lui pour une vie meilleure dans l'Au-delà et pour une vie de progrès sur cette Terre; c'est la charité qui nous ouvre aux autres et accompli le dessein de l'amour aristotélicien.
Foi, espérance, charité sont les mamelles qui doivent nous nourrir et nous porter aux actions pieuses, non seulement pour le Salut de notre propre âme, mais aussi pour le Salut d'autrui car l'Homme est un animal social. A ce titre, il est autant de notre devoir d'aider nos frères et sœurs en Dieu qui ont suivi Notre eglise sans jamais dévier, que d'aider ceux et celles qui ont suivi plus ou moins longtemps une voie différente à revenir dans le sein de Notre Mère commune, l'Eglise romaine.
Enfin, la foi, l'espérance et la charité sont les lignes de force du Juste Milieu aristotélicien, un concept qui m'est particulièrement cher car il me semble être le plus sûr des chemins vers la Vertu de la modération et le Paradis solaire. C'est pourquoi je vous le recommande particulièrement.
Ce sera, en ce qui vous concerne et en ce qui Nous concerne, mon deuxième souhait et mon deuxième vœu pour la nouvelle année qui vient et pour ces fêtes de la Saint Noël.

Soyez bénis entre tous et toutes, mes biens chers frères et sœurs !


Monseigneur Pie de Valence,
évêque de Langres.
16/12/1462

Pie de Valence
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